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Conseils de lecture

C'est le coeur qui lâche en dernier
22,00
par (Libraire)
7 novembre 2017

Une dystopie aussi effrayante qu'hilarante!

Bien connue pour son titre La servante écarlate (adapté récemment en série tv), Margaret Atwood nous projette, une fois de plus, dans un futur proche inquiétant. La différence réside cependant dans le traitement puisqu’elle nous offre un roman assez jubilatoire au rythme enlevé.

Stan et Charmaine se prennent la crise économique de plein fouet. Trouver du travail et subvenir à leurs besoins relèvent du parcours du combattant. Aussi, lorsque Charmaine tombe sur une publicité vantant le mode de vie offert par Consilience, elle n’a qu’une hâte : signer. Le système est assez simple. Pendant un mois, les résidents occupent une charmante maison, ont un travail et l’argent nécessaire pour subvenir à leurs besoins. Le mois suivant, ils sont logés, mais en prison. Attention, le genre de prison grand luxe, avec des chambres confortables, des repas dignes d’un trois étoiles etc. N’y subsiste que la privation de liberté. Bien évidemment, l’envers du décor n’est pas si idyllique que cela et le couple risque d’en faire les frais…

Très bien rythmé, beaucoup de dialogues et pas mal d’humour (le regard critique sur notre société restant quand même bien présent) : ce nouveau roman est une belle découverte.

Emma


Les huit montagnes
21,50
par (Libraire)
7 novembre 2017

Les huit montagnes

Pietro et Bruno se rencontrent alors qu’ils n’ont qu’une dizaine d’années. Pietro vient de Milan. Son père, randonneur passionné, tente de l’initier aux joies de la montagne. Chacun a son rythme, son altitude, ce qui, parfois, les éloigne. L’amitié entre Bruno et Pietro nait rapidement. Quelques semaines à vagabonder dans les alpages et les forêts scellent, pour de nombreuses années, le lien entre les garçons.

Je ne dévoile pas plus l’histoire, bien que l’enjeu de ce roman ne soit pas dans les différents rebondissements que l’on pourrait y trouver. C’est une histoire de montagne (celle-ci étant presque un des personnages), d’hommes, d’amitié, de filiation. C’est un texte pudique aussi, où l’on ne fait pas étalage de ses émotions, ces dernières étant plutôt effleurées et les non dits lourds de sens. Amoureux de la nature, de la montagne, des hommes, foncez, ce texte est pour vous.


Jeu blanc
20,90
par (Libraire)
7 novembre 2017

Jeu blanc

Un jour avait débarqué dans un carton Les étoiles s’éteignent à l’aube venant d’une chouette maison d’édition suisse. Un livre parmi tant d’autres. J’avais décidé de le mettre en haut d’une pile. Et j’ai été bouleversé par la beauté de l’écriture et l’intensité de l’histoire. Et puis… Wagamese s’en est allé rejoindre ses étoiles 😦 -d’ailleurs Les étoiles… sont désormais en format poche chez 10/18, vraiment: lisez-le -. Puis Zoé éditions a repris une des plus belles histoires, sûrement la plus intime, de Richard Wagamese : Indian Horse devenu Jeu blanc – dans l’univers du hockey, cela signifie que le match est réalisé sans encaisser un seul but -, toujours traduit par Christine Raguet. Et toujours cette claque, cette beauté, cette intensité. Il faut découvrir et/ou redécouvrir cet auteur d’origine Ojibwé, aller à la rencontre de son héros, Saul, enfant ballotté par la vie, privé de son identité indienne au profit du lavage de cerveau entrepris, à l’époque, par les Zhaunagush, les Blancs. Pour Saul, le hockey sur glace est un moyen de glisser sur les lames de fond de sa vie, il se redécouvrira un but, auprès des siens, en habit de match, casque visé sur la tête et âme vivante mais déchirée. Et puis…vous verrez, vous lirez… jusqu’à la dernière page, la dernière larme. En lien avec cette histoire, on peut relire le reportage dessiné de Joe Sacco publié dans l’excellente revue XXI, notamment ces fameuses « écoles » où des milliers d’enfants amérindiens ont eu leur vie brisée, où leur culture ancestrale devait être réduite à néant et leur esprit vidé de toute substance. Richard Wagamese nous offre dans Jeu Blanc, toute l’intensité d’une histoire de déracinement et d’annihilation. Bien au delà d’une histoire indienne ou d’une histoire de hockey, Jeu blanc est l’histoire d’un homme qui revient sur ses racines pour célébrer la vie et détruire ses démons, tout cela avec la plume talentueuse de Richard Wagamese: belle et poignante. Il était donc temps que je l’écrive, ce coup de cœur indéniable, pour un auteur remarquable si tôt disparu.

Fanny


Après la chute
22,00
par (Libraire)
7 novembre 2017

Après la chute

On ne présente plus Dennis Lehane (Shutter Island, Mystic River, Un pays à l’aube, pour ne citer que quelque titres..), auteur prolixe aux thématiques variées. Comme beaucoup d’autres romanciers américains, il est doué pour raconter des histoires et ce titre ne fait pas exception.

L’histoire se déroule à Boston, comme tous ses autres romans ( à l’exception de Shutter Island qui lui se déroule sur une île ;).) mais la ville reste en retrait, puisque nous nous concentrons principalement sur les personnages. Après la chute démarre plutôt comme un roman que comme un policier. Je dirais que même toute la première moitié sera sur ce rythme, de là à se demander quand démarrera réellement le côté policier. Nous faisons connaissance avec Rachel Childs, journaliste au passé familial compliqué (un père absent, une mère manipulatrice) qui torpille sa carrière en plein reportage tv. Très vite, nous nous y attachons et avons envie de découvrir son histoire. Puis, dans la seconde partie, l’ambiance polar s’installe clairement. En terme de genre, Après la chute est une sorte de roman noir psychologique : un rythme tranquille, pas de scénario complexe avec une fin époustouflante, mais plutôt une ambiance et des personnages particuliers.

Si ce n’est pas le meilleur des Dennis Lehane que j’ai lu (mais je dois avouer que la barre est très haute.), Après la chute n’en reste pas moins un très bon roman, avec des personnages bien campés et une écriture fluide.

A découvrir


TOUS LES HOMMES DU ROI

Monsieur Toussaint Louverture

13,50
par (Libraire)
3 novembre 2017

Tous les hommes du roi

Le sud des États-Unis, dans les années 30. L’ascension d’un gouverneur issu du monde rural, un péquenot, qui grâce à une volonté féroce, à force de discours qu’on pourrait parfois qualifier de populistes, et parce que c’est un animal politique, arrive à se faire élire face à des élites corrompues.

Racontée par l’un de ses hommes de main, un personnage lucide, intelligent, souvent cynique, cette histoire mêle habilement le roman noir et la tragédie, le roman d’apprentissage et la réflexion philosophique sur ce qui fut la trajectoire d’un homme et l’histoire d’un pays.

Dans ce roman d’une grande profondeur paru en 1946, Robert Penn Warren réussissait à allier dialogues percutants et descriptions poétiques, avec parfois une petite pointe de lyrisme.

Tous les hommes du roi est un chef-d’œuvre méconnu et Robert Penn Warren un auteur qui a sa place aux côtés des Faulkner, Hemingway, Stegner ou London.

A noter la réédition aux éditions Points d’un autre roman de Robert Penn Warren: La Grande Forêt.