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Conseils de lecture

Lëd

Les Arènes

22,90
par (Libraire)
16 janvier 2021

Comme dans ses précédents romans, Caryl Férey prend le prétexte du polar pour mettre en lumière un lieu, un pays, et dénoncer une réalité sociale ou politique peu connue et souvent révoltante.
Dans Lëd, c'est dans la ville de Norilsk, au nord de la Sibérie, qu'il nous invite à plonger, en compagnie de personnages aussi attachants que lucides quant à leur avenir.
Avec une rage contenue, Caryl Férey réussit une nouvelle fois à nous secouer les tripes. On sert les dents, on sert les poings, et on découvre...
Que monte l'indignation!


Et le diable a surgi, la vraie vie de Robert Johnson
24,00
par (Libraire)
20 décembre 2020

La biographie définitive du légendaire guitariste de blues Robert Johnson (1911-1938).
Une enquête passionnante aux sources du country-blues, du delta du Mississippi aux premières maisons de disques de Chicago.
Un vrai plaisir de voir revivre une époque, installé confortablement en écoutant Sweet Home Chicago, Cross Road Blues ou Me and the Devil Blues.


Histoires de la nuit
24,00
par (Libraire)
19 septembre 2020

Roman noir, on pourrait presque parler de thriller. Le suspense va crescendo, les battements de cœur s’accélèrent, la respiration marque des temps d’arrêt, et l’exceptionnelle qualité d’écriture de l’auteur fait le reste.

Un hameau paisible perdu au milieu des champs. Ici vivent une petite famille sans histoires et leur voisine, une artiste peintre qui coule une retraite heureuse loin de la vie parisienne. Lorsqu’un inconnu se présente chez cette dernière, l’atmosphère se tend, quelque chose cloche…

Laurent Mauvignier plante le décor, anime ses personnages et vous envoûte. Les mots sont choisis, précis, la tension monte et les masques se craquellent. L’auteur n’a pas son pareil pour dire les non-dits. Peu à peu un passé resurgit. Dans la nuit, une histoire se révèle.

Un vrai travail d’orfèvre. Implacable.


Walker

Éditions de L'Olivier

23,00
par (Libraire)
4 septembre 2020

D’abord, je tire le chapeau, que je ne porte pourtant jamais, à Josée Kamoun, la traductrice. Traduire ce livre a dû être, aussi, une épopée littéraire. Parce que je te l’écris, dans un premier temps la forme poétique m’a alerté, « ça passe ou cela se fracasse ». Et puis là… l’émerveillement, cette tonalité qui t’entraîne, admirablement orchestrée, la beauté des mots qui s’enchaînent.Voici le road-trip d’un soldat canadien revenu de l’enfer des plages normandes, pour retrousser ses manches, quelque part depuis New-York, finalement au sein d’un journal entre Los Angeles et San Francisco. Les rencontres, déterminantes.

Il y a le récit épique entrecoupé par ces phrases sorties d’un carnet de route tenu par Walker, et ses souvenirs de guerre remontant en surface, au fur et à mesure que notre personnage taille sa route. Une expérience littéraire hypnotique et passionnante, comme un sacré scénario tenue de main de maître par un… chef d’orchestre.

Ce n’est pas complexe, tu te laisses juste entraîner sur des rails, tu deviens le « clochard céleste » de Robertson, tu imagines, tu swingues, tu frissonnes, tu t’ébahi(e)s, tu regardes, tu soulignes des mots, tu écoutes leur résonance, tu t’enfonces de plus en plus dans le roman, jusqu’à la -toute- dernière -page. De 1946 à 1953, tu virevoltes entre versets et prose, tu franchis des frontières, tu t’affranchis des modèles littéraires, c’est le rythme d’un homme que les combats ont broyés, c’est le rythme d’un homme qui, au milieu des vapeurs d’alcool, fait ressurgir la vie au milieu de son désastre intérieur.

Walker est ce survivant du D-day, celui qui cherche, peut-être, une éclosion nouvelle, un héros attendu nulle part. « Les gens parlent de cette ville comme de l’endroit où faire son chemin, des rencontres, s’amuser. Mais parfois on se croirait dans un labyrinthe, où l’on joue à survivre et se perdre, de toute éternité. »

Un héros dépossédé, cela ne te rappelle rien ? « Walker » pourrait se rattacher à l’œuvre d’Homère , Robertson aime à s’y rattacher, à flanquer son personnage épique dans le bourbier du débarquement. Je n’avais encore jamais lu ce « moment » avec une telle intensité, comme une déflagration. Cette forme littéraire qui entremêle beauté et laideur du monde, c’est si… comment dire… « véritable »?

Walker m’a tatoué l’âme tu sais; il y rencontre des gens et, par le regard des autres, on sait leur religion, la couleur de leur peau, leur taux d’alcoolémie, leur bêtise, leur bonté, leur hypocrisie, mais Walker rencontre avant tout l’humanité, celle qui fait avec le Rien de notre existence, qui juge, trahit, aime, haie, perd, joue, fraternise, tape. Je n’ai pas envie de t’écrire que « Walker » te parle du côté sombre et destructeur de l’Homme parce que ce livre est largement plus que cela, il y a la flamboyance, la liberté absolue, l’aspiration vers l’ailleurs, la respiration d’une âme en clair-obscur.
Fanny


En solitaire, Le long du Pacific Crest trail

Le long du Pacific Crest trail

Die Gestalten Editions

24,90
par (Libraire)
8 août 2020

Coup de coeur pour ce livre de voyage!
Et quel voyage ! quand je l’ai sorti du carton j’ai comme eu un coup d’émotion et un « Wahouuu » spontané est sorti de ma bouche toute aussi ébahie que mes yeux. Parce que c’est un rêve d’adolescente, partir sur le mythique Pacific Crest Trail.
La qualité papier, texte, photographies couleur, illustrations noir et blanc, tout y est, à respirer ce bouquin comme une invitation à partir sur la route.
C’est une épopée toute personnelle, en connexion totale avec les éléments, le fait de vouloir revenir à l’essentiel avec ses p’tits pieds, que Tim Voors a de toute façon plus grands que les miens.

Fanny