Lundi : 14h-19h00

Mardi - Samedi : 10h - 12h30, 14h00 - 19h00

Nathalie T.

Journal d'un vertige

Futuropolis

25,00
par (Libraire)
7 octobre 2021

Davodeau part sur les traces et souvenirs que nous, nos ancêtres, les Sapiens, laissons dans le sol. Avec beaucoup de poésie et d'humour, il nous embarque avec lui sur les 800 km qui séparent les grottes de Pech-Merle - où nos illustres ancêtres préhistoriques nous ont laissé de magnifiques peintures rupestres - à Bure - où nos illustres politiciens souhaitent enterrer des déchets nucléaires radioactifs, abandonnés aux générations futures - . Sur le chemin, nous rencontrons plusieurs spécialistes interrogés par Etienne Davodeau sur le nucléaire et nous terminons le périple à Bure auprès des militants qui défendent la zone depuis 2018.
Un beau voyage dans le temps et dans l'espace (français) nourrit de réflexions poétiques sur la nature et catastrophiques sur l'avenir.

par (Libraire)
7 octobre 2021

Une BD pleine d'énergie, de chaleur et d'humour, qui conte un petit bout de la vie trépidante de Roukiata Ouedraogo. De Ouagadougou à Paris et de Paris à Ouagadougou, on découvre des vies de quartiers insoupçonnées, la langue, l'ambiance et les expressions du Burkina Faso, ainsi que la répartie bien sentie de Petit Modèle. On finit l'album avec le plein d'énergie, le sourire aux lèvres et une bonne réserve de punchlines !

10 histoires de sportifs-ves militants

MARAbulles

17,95
par (Libraire)
7 octobre 2021

10 portraits de sportifs militants impactants ! Pas besoin d'être un passionné de sport pour apprécier cette BD, elle se lit toute seule. Marcus Rushmore, Surya Bonaly, Mohamed Ali, Megan Rapinoé, Tommie Smith et son fameux poing levé ; le sport prend une tout autre dimension. Au fil des pages on se choque, on s'émeut mais surtout, on admire. On admire leur courage, leur volonté inébranlable de participer au changement social, de dénoncer les inégalités malgré le risque immense qu'ils encourent : la fin de leur carrière, la mise au ban de la société, l'hostilité violente des dirigeants.
Malgré le sérieux des sujets abordés, on trouve beaucoup d'humour dans les textes et dans les dessins. Pour un public ado et adulte !

par (Libraire)
2 octobre 2021

Exceptionnel !

La vie de Madeleine Riffaud racontée par elle-même ! Un témoignage de femme, d'aventurière et de résistante dans une Histoire généralement contée au masculin. Ce premier volume, qui permet de comprendre le pourquoi et le comment de son entrée dans la résistance est impressionnant. L'ouvrage refermé, quelques minutes sont nécessaires pour se reconnecter à la réalité. Nous reste ensuite un immense respect pour cette femme à la volonté inébranlable dont ni l'humiliation, ni la maladie, ni la torture, n'ont pu faire vaciller les convictions. Le dessin est superbe, l'ambiance terriblement présente. Une BD qui se dévore, qui bouleverse et qu'on relit.

Roman

Albin Michel

17,90
par (Libraire)
24 septembre 2021

Comme le dit si bien Amélie Nothomb dans son 30ème roman : « L’enfance a cette vertu de ne pas essayer de répondre à la sotte question : « Est-ce que j’aime ? »
L’enfance, en plus de cette éblouissante vérité trop souvent oubliée, a aussi la capacité à faire du « Et si ? » le terreau d’inventions formidables, d’ouvertures vers d’autres univers aussi réels que le nôtre et où les règles et les barrières s’abolissent avec la facilité de la conviction enfantine.
Cette conviction, Amélie Nothomb la prend une nouvelle fois à bras-le-corps pour donner, redonner vie, à la voix de son père : alors que dans Soif, c’est Jésus lui-même qui se voyait attribué le « je » de sa plume, c’est ici son propre père, disparu en mars 2020, qui hérite des mots de sa fille.
Cette absence du père, l’autrice ne peut la mettre en forme autrement qu’en disparaissant elle aussi, à la fois du récit (tout ce qui se passe dans le livre a lieu avant sa naissance) mais également en « taisant » quelque peu le cynisme ou les réflexions cinglantes dont elle a le secret : et cette pudeur est aussi vertigineuse que profondément émouvante.
Pour autant, Premier sang n’en oublie pas les espiègleries stylistiques de celle qui a fait revivre Barbe Bleue ou donné la parole au Christ donc, mais elles ont le goût d’une certaine tendresse : on rit aux tribulations de la famille Nothomb et de ses membres un peu allumés et peu portés sur la parentalité responsable ; on rit encore à l’épisode des lettres d’amour mais ce côté loufoque se pare d’une émotion sous-jacente que le rythme toujours parfait et les dialogues au diapason ne viennent pas masquer, mais au contraire porter vers la plus belle des morales, celle qui fait que la fiction peut tout.
Ici, redonner de la voix au père disparu et lui offrir l’hommage déchirant de vivre encore le temps d’un livre.

Sébastien