Lundi : 14h-19h00

Mardi - Samedi : 10h - 12h30, 14h00 - 19h00

Madame

Madame

Jean-Marie Chevrier

Albin Michel

  • par (Libraire)
    11 septembre 2014

    Madame rêve

    Un huis clos étrange et intemporel à l'atmosphère lourde et mystérieuse.

    Dans l'histoire de ce duo que tout sépare, la tension est palpable, un subtil suspens s'installe, insidieusement un drame se prépare.

    Roman psychologique envoutant et oppressant, Madame est une fascinante réflexion sur le temps et la filiation, sur l'enchevêtrement de sentiments contradictoires pouvant mener à la folie et au désespoir.

    D'une écriture secrète et raffinée le roman de Chevrier fait fortement penser à Mauriac.

    Un ouvrage à la croisée des genres.


  • 31 août 2014

    Le bourgeois crotté

    Dans le fin fond de la Creuse se vit une étrange association, celle de Guillaume, 14 ans bouseux de son état, fils de fermiers (mère rondelette bien que sans envergure et père taiseux, grincheux et laborieux) et de Madame, vieille aristocrate déchue, grande maîtresse du domaine avec château (ou ce qu'il en reste) pour laquelle travaille notre famille de paysans.
    Elle ressemble a un grand échalas, sèche comme un coup de trique dans son éternel robe de pergal noire, fonctionnelle comme elle dit, elle est abominablement laide et l'autorité infuse la baronne au nom qui n'en finit pas...
    Elle a décidé d'éduquer le bouseux pour lui donner sa chance dans la vie et puis l'école ce n'est plus ce que c'était...
    Madame aime la poésie, la littérature, la religion, le vin, les gauloises et tirer les ragondins (c'est un rite initiatique, une façon d'offrir des sacrifices aux dieux, un peu païenne aussi la vieille aigrette).
    Mais entre les deux comparses, c'est un lien subtil qui se créé tout en retenue et en sincérité, ils sont beaux et on n'a pas envie de les quitter et pourtant, il faudra bien.
    Le livre se termine comme il a commencé, magistral.

    Dans le fin fond de la Creuse se vit une étrange association, celle de Guillaume, 14 ans bouseux de son état, fils de fermiers (mère rondelette bien que sans envergure et père taiseux, grincheux et laborieux) et de Madame, vieille aristocrate déchue, grande maîtresse du domaine avec château (ou ce qu'il en reste) pour laquelle travaille notre famille de paysans.
    Elle ressemble a un grand échalas, sèche comme un coup de trique dans son éternel robe de pergal noire, fonctionnelle comme elle dit, elle est abominablement laide et l'autorité infuse la baronne au nom qui n'en finit pas...
    Elle a décidé d'éduquer le bouseux pour lui donner sa chance dans la vie et puis l'école ce n'est plus ce que c'était...
    Madame aime la poésie, la littérature, la religion, le vin, les gauloises et tirer les ragondins (c'est un rite initiatique, une façon d'offrir des sacrifices aux dieux, un peu païenne aussi la vieille aigrette).
    Mais entre les deux comparses, c'est un lien subtil qui se créé tout en retenue et en sincérité, ils sont beaux et on n'a pas envie de les quitter et pourtant, il faudra bien.
    Le livre se termine comme il a commencé, magistral.


  • par (Libraire)
    24 août 2014

    Moeurs de province...

    Si Claude Chabrol vivait encore, il aurait pu aisément s'emparer de ce roman et du personnage de Madame. Une châtelaine un peu excentrique, autoritaire et faussement généreuse entreprend l'éducation du fils de ses fermiers tout en l'accaparant chaque jour davantage. Elle domine et rayonne du haut de ses terres décadentes et creuse progressivement les sillons de l'ensevelissement. Perfide, manipulatrice, quel intérêt a-t-elle de poursuivre assidûment le jeune adolescent ? Que comprend-il à cet acharnement ?
    Et comme l'histoire est bien composée, vous ne le saurez qu'à la fin du roman...


  • par (Libraire)
    2 août 2014

    Qui est cette femme aux allures de cyclope qui fait la leçon au jeune Willy ? Pourquoi s'acharne-t-elle a vouloir le revêtir d'un costume datant du XVIIIe siècle alors qu'il n'a que quatorze ans et ne sait même pas ce qu'est la culotte ? Et pourquoi s'obstine-t-elle à le surnommer Willy alors que tout le monde sait qu'il s'appelle Guillaume ?

    Bien des mystères se cachent derrière cette veuve excentrique et solitaire que Guillaume fréquente depuis sa plus tendre enfance. Et aujourd'hui, il a décidé de lever le voile sur cette étrange personne !

    Un roman délicat et plein de tendresse qui nous décrit, à travers ce personnage féminin complètement désorienté, la solitude et la souffrance des êtres humains.


  • par (Libraire)
    16 juillet 2014

    De la splendeur du domaine, il ne reste guère que les murs et Madame. La joie s'en est allée, restent les habitudes, la chasse aux ragondins et l'immuable rotation des saisons. Mais un petit grain de fantaisie ressurgit quand Madame décide de s'occuper de l'éducation de Guillaume, le fils de ses fermiers. Une curieuse et sincère relation se noue. Que recherche Madame à travers Guillaume, adolescent simple et rêveur, un peu perdu entre ses parents et le monde de Madame ? Cherche t-elle à faire revivre son domaine, sortir de sa solitude ou faire revivre son fils perdu tant aimé ? L'énigme se découvre au fur et à mesure, l'écriture y est tour à tour subtile, cruelle et tendre. Jean-Marier Chevrier pose un regard sur la solitude intelligent, il fait de Madame une femme tout aussi forte que fragile.