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Magali B.

Comprendre la mécanique de la haine pour mieux s'en préserver

Casterman

16,00
par (Libraire)
14 mai 2021

À mettre entre toutes les mains !

Voyager, c'est aimer aller à la rencontre de l'Autre – avec un grand A, oui ! Car l'Autre ne nous ressemble pas, souvent nous ouvre des horizons, parfois nous déroute, toujours nous enrichit – et ce A majuscule dit tout le respect que l'Autre nous inspire. D'ailleurs, que le monde serait tristoune, si nous étions tous identiques, sans la présence de l'Autre !
Toutes ces différences fécondes, pourtant, peuvent engendrer de la méfiance, du rejet, voire de la haine. "Comment devient-on raciste ?" Vaste question, sujet délicat, objet de perplexité. Confronté au racisme dans sa vie quotidienne, l'auteur de BD Ismaël Méziane nous raconte son incompréhension, son chagrin, sa colère. Pour mettre en perspective son vécu personnel et tenter de "comprendre la mécanique de la haine", il dialogue avec Carole Reynaud-Paligot, historienne, et Evelyne Heyer, anthropologue. Ainsi, sa BD aux couleurs étonnamment tendres développe une réflexion solide et édifiante, ponctuée de traits d'humour inattendus, comme autant de respirations au cœur d'un sujet difficile et tristement d'actualité. Cette BD si réussie, on voudrait pouvoir la mettre entre toutes les mains, dès 12-13 ans !

15,00
par (Libraire)
29 avril 2021

Une rasade d'humour noir à la sauce québécoise !

Mandeville, petit village sans histoires au fin fond du Québec... Et c'est bien ça, le hic : que le village soit sans histoires ! Car les touristes ne viennent plus, et les commerçants locaux commencent à se faire du souci pour leurs affaires. Jusqu'au jour où l'on découvre un petit délinquant... assassiné ! D'un coup, le village se retrouve sous le feu des projecteurs. Voilà qui fait les affaires des commerçants au bord de la faillite ! À tel point que l'un des habitants se dit qu'il ne faudrait pas que toute cette histoire retombe comme un soufflé. Soyons pragmatiques, pense-t-il : ce qu'il faut à Mandeville pour continuer d'attirer les curieux, eh bien c'est plus de crimes ! "Bienvenue à Meurtreville" est une petite pépite d'humour noir, une parodie de polar ni très morale, ni franchement politiquement correcte – et c'est justement ça, qui est jubilatoire ! Et puis le second degré, ça n'a jamais tué personne, pas vrai ?

par (Libraire)
16 avril 2021

Foisonnant, ambitieux, passionnant !

En littérature, certains territoires sont absents, pour ne pas dire complètement oubliés. Les îles Féroé, par exemple. Alors quel bonheur, quand une excellente maison d'édition comme La Peuplade décide de s'intéresser à un roman écrit en féroïen par un Féroïen ! D'un seul coup, c'est tout votre horizon qui s'élargit. D'autant qu'ici, vous avez affaire à un joli pavé, qui vous laisse le temps de vous imprégner de l'ambiance.
"Les Collectionneurs d'images" raconte le destin de six garçons nés aux Féroé en 1952. Leur point commun, c'est leurs lieu et date de naissance, ainsi que l'école qu'ils ont fréquentée. À la récréation, ils s'échangent les fameuses images qui donnent son titre au roman. Mais sinon, leurs origines sociales, leurs aspirations, et tout simplement les hasards de la vie, rendent leurs trajectoires très variées. L'un meurt très tôt d'une méningite, l'autre s'embarque sur un bateau de pêche, un troisième devient expert-comptable. Certains se marient, d'autres non, tandis que l'un d'eux peine à faire accepter son homosexualité. Ces six portraits entrecroisés permettent à l'auteur de témoigner de l'évolution du quotidien des Féroïens, eux qui sont souvent tentés d'aller refaire leur vie hors de l'archipel, par exemple au Danemark.
Évidemment, avec une telle saga – foisonnante, ambitieuse, passionnante –, les rebondissements sont si nombreux qu'il serait illusoire d'en résumer l'intrigue. Alors si vous soirées sont longues et vos envies d'évasion impérieuses, n'hésitez pas !

Les Éditions du Sonneur

20,00
par (Libraire)
2 avril 2021

Un texte marquant !

Depuis leur départ sur un bateau qui a tout du navire négrier, jusqu'au retour en métropole suite à l'amnistie tant attendue, ce roman raconte combien ni les humiliations, ni la faim, ni la crasse, ni même le désœuvrement sous l'impitoyable soleil calédonien, ne parviennent à entamer les idéaux de celles et ceux qui ont défendu la Commune de Paris jusqu'au bout.
Dans ce décor de sombres tropiques où un cyclone suffit à tout ravager, Sandrine Berthet entremêle habilement le cheminement intellectuel des condamnés et leur ressenti physique, d'autant que son personnage principal se révèle fin observateur de ses compagnons d'infortune. Un texte marquant, qui invite à réfléchir sur les questions atemporelles d'engagement politique et de système punitif institutionnel.

Les Éditions Noir sur Blanc

18,00
par (Libraire)
1 avril 2021

Remède miracle à la neurasthénie ambiante !

Vous croiserez en vrac dans ce road-movie saugrenu : des litres d'alcool et des sentiments inattendus, une joyeuse attaque terroriste, du politiquement incroyablement incorrect, des jurons savoureux et une bonne grande dose d'irrévérence. Rencontrer cette famille carrément "border", c'est embrasser la folie d'un Kusturica littéraire. Il est rare de lire une histoire aussi drôle, servie par une plume aussi ciselée. Les dialogues sont magistralement maîtrisés, l'intelligence sublime la cocasserie et vous voici embarqué.e.s de plein gré dans un sacré voyage au bout du rire. Un franc merci aux Éditions Noir sur Blanc de nous faire ainsi pleurer de gaieté....