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Laetitia .

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Plus jamais nuit

Bonné, Mirko

Typhon

21,00
par (Libraire)
11 novembre 2020

Magnifique découverte!

"Selon Ira, le hasard était le langage du monde. Chaque pierre et chaque arbre, chaque animal et tous les hommes le parlaient et le comprenaient. Ne fallait-il pas que chacun soit prêt à toute éventualité à chaque instant?"

Dans ce roman, l'ombre laisse peu à peu la place à la lumière. Comme un nuage épais et noir qui déciderait, au fur et à mesure, de s'épaissir puis, une fois repus, s'en irait en laissant place au soleil.

Mark a du mal à se remettre du décès prématuré de sa sœur, Ira. Elle était un être évanescent mais fascinant, qui avait une peur terrible du noir. Pour fuir cette peur, elle voyageait, et apprenait les langues étrangères. Un jour, elle revient d'un voyage enceinte, et met au monde Jesse, que l'on découvre dans le livre adolescent et orphelin.
Le deuil est compliqué pour tous, mais plus spécialement pour Mark, notre narrateur.
Il est dessinateur et doit se rendre en Normandie pour dessiner des ponts. Pas n'importe lesquels, ceux qui ont connu un rôle décisif dans le Débarquement.
Il emmène avec lui Jesse et ensemble, ils rejoignent des amis propriétaires d'un ancien hôtel abandonné, nommé l'Angleterre, proche de la plage et de l'océan.

Une plume élégante pour un roman philosophique qui tente de répondre finement à la question "comment":
Comment faire quand nos bases vacillent? Comment se réinventer quand tout semble avoir été anéanti? Comment renaître? Vivre n'est-il pas finalement composer avec toutes nos failles accumulées?

Sombre et lumineux à la fois. Un road-trip mélancolique avec, en fond, l'histoire du débarquement.

Un grand roman et une magnifique traduction.