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J'AURAIS PU DEVENIR MILLIONNAIRE, J'AI CHOISI D'ETRE VAGABOND
par (Libraire)
17 janvier 2020

John Muir, l'émerveillé

J’aurais pu être millionnaire, j’ai choisi d’être vagabond d’Alexi Jenni (éd. Paulsen) est un portrait passionnant et une excellente entrée en matière pour découvrir cet homme d’exception qu’était John Muir.

Né en 1838 en Ecosse, John Muir émigra aux Etats-Unis avec sa famille à l’âge de 11ans, dans le Wisconsin. Dans les espaces encore sauvages de cette toute jeune Amérique, émerveillé, il va consacré sa vie à la Nature. L’observation, la connaissance et surtout la préservation de cette Nature grandiose dans laquelle il ne cessera de se fondre. Les fôrets, les montagnes, les champs de fleurs, les glaciers… De la vallée du Yosemite à l’Alaska, en passant par la Floride et l’Amazonie, il s’émerveillera tout au long de sa vie devant la beauté inégalée que peuvent offrir ces paysages vierges de toute activité humaine. Il fuira autant que possible la compagnie des Hommes, lui préférant celle des écureuils, des ours et des sequoias.

Mais il écrit. Et ses essais, articles ou récits vont rencontrer un énorme succès. Cette célébrité va lui permettre de mener les premiers combats pour la protection de l’environnement.

Figure mythique aux Etats-Unis, au même titre que Thoreau, Muir est beaucoup moins connu en France. Il méritait un nouvel éclairage, et je remercie Alexi Jenni pour l’avoir fait d’une si belle manière.

» Aux Etats-Unis, c’est un héros national, c’est le protecteur de Yosemite, le sauveur des séquoias, le père fondateur de l’écologie politique, même s’il y a malentendu dans ce domaine. Et puis c’est un personnage fantasque et barbu, un vagabond magnifique, libre et plein d’humour, qui a laissé parmi les plus belles pages de nature writing, ce genre littéraire américain – hélas surtout américain-, qui ne manque pourtant pas de belles plumes. »

Comme moi, Alexi Jenni a découvert John Muir en lisant Quinze cents kilomètres à pied à travers l’Amérique; comme moi, un seul mot lui vient quand il évoque John Muir: l’émerveillement; comme moi, il aimerait que tout le monde lise John Muir.

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