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Le Goncourt pour Eric Vuillard!

Le Goncourt pour Eric Vuillard!

Autant vous le dire toute de suite, nous l’espérions ce prix pour Eric Vuillard! Depuis la découverte de Tristesse de la Terre (paru en 2014) nous avons guetté chaque nouvelle parution de cet auteur (et aussi rattrapé notre retard en découvrant les titres précédents!).
Il est assez difficile de résumer le travail d’Eric Vuillard, mais disons que son écriture, son point de vue sur les évènements de l’histoire, l’angle avec lequel il choisit d’aborder son sujet ont suscité chez nous un enthousiasme saisissant. Et cet engouement était tel que nous l’avons reçu plusieurs fois à la librairie.
Nous avons alors découvert un homme passionnant, sachant captiver son auditoire, égrenant les anecdotes face à un public conquis. Eric Vuillard nous apparaissant, finalement, comme l’auteur que nous pouvions imaginer : un homme de conviction, profondément humain, spontané (nous proposant de passer prendre un café si nous nous rendions près de chez lui :)).

Bref, nous sommes tous les trois ravis de ce choix et c’est avec une ferveur sans précédent que nous allons défendre ce Goncourt 2017.

L'ordre du jour
, Prix Goncourt 2017

Prix Goncourt 2017

Actes Sud

16,00

L’Allemagne nazie a sa légende. On y voit une armée rapide, moderne, dont le triomphe parait inexorable. Mais si au fondement de ses premiers exploits se découvraient plutôt des marchandages, de vulgaires combinaisons d’intérêts ? Et si les glorieuses images de la Wehrmacht entrant triomphalement en Autriche dissimulaient un immense embouteillage de panzers ? Une simple panne ! Une démonstration magistrale et grinçante des coulisses de l’Anschluss par l’auteur de «Tristesse de la terre» et de «14 juillet».


14 juillet
19,00

La prise de la Bastille est l’un des évènements les plus célèbres de tous les temps. On nous récite son histoire telle qu’elle fut écrite par les notables, depuis l’Hôtel de ville, du point de vue de ceux qui n’y étaient pas. «14 Juillet» raconte l’histoire de ceux qui y étaient. Un livre ardent et épiphanique, où notre fête nationale retrouve sa grandeur tumultueuse.


“ De la Bastille, il ne reste rien. La démolition du bâtiment commença dès la nuit du 14 juillet 1789. De l’événement, nous avons les récits du temps. Les députations de notables qui se rendirent à la citadelle et les délibérations de l’Hôtel de Ville y prennent une importance démesurée. On nous raconte la prise de la Bastille du point de vue de ceux qui n’y étaient pas ; et qui vont devenir nos représentants. Ils n’y étaient pas et ne souhaitaient d’ailleurs pas que la Bastille tombe. Ils firent même tout pour l’empêcher. Mais ils ont laissé des témoignages. Car ces gens-là savaient écrire.
Il fallait donc retrouver les relations des gens ordinaires, s’appuyer sur le récit personnel de leur participation à l’émeute du 14 Juillet. Il fallait éviter tout surplomb, afin de ne pas écrire un 14 Juillet vu du ciel. En m’en tenant aux récits méprisés, écartés, j’ai voulu me fondre dans la foule. Et puisque c’est bien le grand nombre anonyme qui fut victorieux ce jour-là, il fallait également fouiller les archives, celles de la police, où se trouve la mémoire des pauvres gens.
L’Histoire nous a laissé un compte et une liste : le compte est de 98 morts parmi les assaillants ; et la liste officielle des vainqueurs de la Bastille comporte 954 noms. Il m’a semblé que la littérature devait redonner vie à l’action, rendre l’événement à la foule et à ces hommes un visage.
À une époque où un peuple se cherche, où il apparaît sur certaines places de temps à autre, il n’est peut-être pas inutile de raconter comment le peuple a surgi brusquement, et pour la première fois, sur la scène du monde.”

E.V


Tristesse de la terre , Une histoire de Buffalo Bill Cody

Une histoire de Buffalo Bill Cody

Actes Sud

6,80

On pense que le «reality show» est l’ultime avatar du spectacle de masse. Qu’on se détrompe. Il en est l’origine. Son créateur fut Buffalo Bill, le metteur en scène du fameux Wild West Show. «Tristesse de la terre», d’une écriture acérée et rigoureusement inventive, raconte cette histoire.


Conquistadors

Vuillard, Éric

Actes Sud

9,50

Congo / récit

Vuillard, Éric

Actes Sud

6,70

« Le Congo, ça n'existe pas. » Il faut donc l'inventer. En 1884, à la conférence de Berlin, les grandes puissances se partagent l'Afrique et créent l'État indépendant du Congo, une simple entreprise commerciale. Viennent alors le défrichage, l'installation des comptoirs, les massacres...

En évoquant le roi Léopold II, Charles Lemaire l'éclaireur, Léon Fiévez le tortionnaire, les frères Goffinet les négociateurs, Éric Vuillard donne au mal un visage. À la fois récit historique et réflexion politique sur le libre-échange, Congo ressuscite, d'une plume lucide et irrévérente, la période coloniale, l'aube de notre modernité.