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Legend T01 Legend, Legend

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Marie Lu

Castelmore

  • 19 novembre 2012

    Une dystopie sympathique

    Il semblerait que les dystopies se situant dans un univers post-apocalyptique et/ou sous régime totalitaire soient à la mode ces dernières années. Entre Divergent, Hunger Games, Never Sky, Promise, La peau des rêves et j’en passe, le genre en deviendrait (presque ?) redondant et usé jusqu’à la corde.

    Le contexte dans lequel nous place « Legend » ne se démarque donc pas de cette tendance, même s’il faut bien avouer que Marie Lu nous sert un roman convaincant et à l’intrigue bien menée, la juste dose de suspense en plus (de quoi nous donner envie de lire la suite). Bon, par contre, il ne faut pas s’attendre à une révolution du genre, on reste dans le très « classique » tout au long de ce premier tome, avec le traditionnel triangle amoureux, le régime despotique et répressif, le sempiternel complot qui vise à contrôler la population, des amours contrariés… Bref, rendez-vous en Terre pas du tout inconnue !

    A me lire, on pourrait penser que je n’ai pas aimé ce premier tome, cependant, il n’en est rien, je l’ai trouvé très divertissant, rapide à lire parce prenant, et franchement je n’en demandais pas plus. Alors, oui, si pour l’originalité on repassera, « Legend » s’affiche comme une bonne dystopie, au rythme haletant, l’action prenant le pas sur les sentiments pendant une bonne partie du récit. Je regrette un peu le manque de développement de l’univers de Marie Lu cependant, mais ce tome étant plutôt court, on peut penser que l’auteur détaillera plus avant certains faits par la suite. Qui plus est, on sent que les révélations ne sont pas encore de mise, l’intrigue ne faisant que se dévoiler partiellement.

    Autre point positif, « Legend » nous offre un rythme très dynamique avec ses chapitres alternant entre les points de vue de Day et June, on n’a pas le temps de s’ennuyer dans de longs passages fleur bleue comme c’est parfois le cas. Certes la romance est au rendez-vous, mais heureusement celle-ci n’est pas au centre de l’intrigue, et les deux héros paraissent assez authentiques (peut-être un peu trop brillants, mais bon…). Par contre, j’avoue que je suis de plus en plus perplexe devant l’abaissement de l’âge minimum des héros de romans YA. On est passé de 17 à 14-15 ans, bientôt ils auront tous 12 ans ! Je ne comprends pas trop ce jeunisme à tout prix, surtout que ces dystopies sont de plus en plus violentes et sans concessions…