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Tramp - Tome 10 - Le Cargo maudit (10)

Tramp - Tome 10 - Le Cargo maudit (10)

Kraehn (Jean-Charles)

Dargaud

  • 13 juillet 2012

    Chronique

    De retour d’Indochine, Yann Calec décide de voler de ses propres ailes. Il donne sa démission à l’armateur Perreira qui dirige les Chargeurs & Affréteurs Réunis, et rachète à bon prix un ancien liberty ship. A l’heure de recruter son équipage, il voit défiler des individus plus ou moins recommandables; il refuse au très antipathique Morrand le poste de bosco et accepte cependant comme second un dénommé Sabord, qui lui avoue tout à trac son alcoolisme – mais pas encore ses dettes de jeu…

    En réalité Calec n’a pas le choix : son ancien employeur cherche par tous les moyens à saborder son projet; c’est pour cette raison qu’il doit se contenter du « fond du panier » pour choisir ses adjoints, et que son cargo battra pavillon libérien. Perreira est en cheville avec Morrand et Marco, un colosse très populaire parmi ses camarades « carabots ». On voit alors se former une étrange alliance entre l’armateur et des responsables syndicaux décrétant une grève inopinée pour empêcher le cargo de quitter les docks flottants où il devait être réarmé afin d’honorer son premier fret.

    La situation est encore rendue plus compliquée par une très macabre découverte à bord du futur Pierrick : un gardien de nuit du port y est retrouvé ventre ouvert et boyaux en festons, ainsi que plusieurs chiens qui ont subi le même sort; pas de doute : un cinglé du genre « meurtrier satanique » traîne en ville… Il faut être de la trempe du capitaine Calec pour ne pas sombrer, et découvrir la vérité en fouillant les soutes et le passé de son cargo.

    Cette escale à Rouen, signée comme d’habitude Kraehn et Jusseaume, est un « one-shot » dans une série qui fonctionne par cycles; l’album fait la part belle au récit policier franchement noir, sans rien renier de la précision documentaire qui est la marque de fabrique de Tramp. Le scénario est aussi bien ficelé que le dessin est efficace pour narrer ce polar et son cadre portuaire dans les années 50.

    Malo

    Lire la chronique illustrée : http://www.brestenbulle.fr/?p=4343