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Une sortie honorable

Éric Vuillard

Actes Sud

  • 21 janvier 2022

    La virtuosité au service de l'Histoire !
    - Guillaume -


  • par (Libraire)
    20 janvier 2022

    Une vraie pépite !

    Eric Vuillard fait mouche une nouvelle fois dans ce roman sur la guerre d'Indochine et nous offre une succession de tableaux comme autant de facettes d'un pan de notre Histoire.

    Un vraie pépite.


  • par (Libraire)
    19 janvier 2022

    Bref et percutant !

    Eric Vuillard est de retour, Cette fois, c'est de la guerre d'Indochine qu'il s'agit. De la fin de Dien Bien Phu. Eric Vuillard a cette capacité de revisiter le récit historique.Ici il est question de pouvoir, d'alliance des puissants, de concentration des pouvoirs. Ce sont des portraits d'hommes politiques au vitriol. Pas un mot de trop ! Révoltant, consternant, mais raison d'état oblige, il faut trouver "Une Sortie Honorable " .


  • par (Libraire)
    18 janvier 2022

    " Eric Vuillard narre les atermoiements, les soubresauts intimes des opérateurs de la débâcle, à hauteur d'hommes, pions, maillons puissamment intriqués, corps et membres actifs d'un système mortifère à bout de souffle.

    Un récit passionnant, conté d'une plume mordante, pour tous lecteurs, connaisseurs de la période, ou non !

    Pierre


  • par (Libraire)
    14 janvier 2022

    Ahhh ! Enfin le nouveau Eric Vuillard, qui sort quasiment 2 ans jour pour jour après La guerre des pauvres, également publié par la maison d’édition de Arles. Dans cet opus, à l’épaisseur plus prononcée (oui !) que celle de ces 2 précédents livres, l’auteur nous replonge dans la guerre d’Indochine puis dans la guerre opposant USA et VietNam qui s’en est aussitôt suivie. 30 ans de guerre, d’opérations hasardeuses, de jugements hâtifs et de préjugés vivaces que l’auteur décrit avec sa plume acérée. L’histoire est plus que jamais passée à la moulinette de la subjectivité purement assumée de l’auteur, qui montre avec brio toute l’absurdité d’une guerre d’abord purement économique puis idéologique et des actions des “grands hommes” qui leur sont associées (dont Dien Bien Phuest le point d’orgue…). Un très bon millésime 2022 pour Eric Vuillard !

    Fabien, libraire


  • par (Libraire)
    13 janvier 2022

    Conseillé par Marie-Laure

    Un nouveau roman d’Eric Vuillard est toujours un évènement dans une rentrée littéraire. C’est à la guerre d’Indochine qu’il s’attaque aujourd’hui ; sujet ô combien tragique, et pourtant il réussit souvent à vous arracher un petit sourire. L’auteur transforme par exemple une séance à l’Assemblée Nationale en un véritable vaudeville. Une sortie honorable ou comment la France va tenter de sortir d’une guerre dans laquelle elle s’est enlisée. Avec une pointe de cynisme, Eric Vuillard finit son récit sur une réunion administrative de la Banque d’Indochine, au très chic 96 Boulevard Haussmann. Finalement, « c’est la vie économique qui dicte sa loi ». Un ouvrage important qui nous rappelle que la guerre d’Indochine (et du Vietnam par la suite), c’est trente ans de guerre et trois millions six cent mille morts du côté vietnamien.


  • par (Libraire)
    12 janvier 2022

    Efficace et percutant.

    La sortie honorable dont il est ici question est celle de la guerre que la France va mener de 1946 à 1954 en Indochine contre le Vietminh emmené par Hô Chi Minh. Pour quelles raisons et surtout dans quel intérêt la France s'est-elle engagée dans cette guerre contre une indépendance qui était inéluctable ? Comment sortir alors de ce conflit voué dés le début au désastre ? A sa manière, toujours brève et percutante, Eric Vuillard nous donne à lire un documentaire très efficace et diablement éloquent sur la fatuité des hommes politiques et l'orgueil d'une armée trop sûre d'elle-même.


  • par (Libraire)
    12 janvier 2022

    Magistral récit d'une débâcle

    Avec toujours la même virtuosité dans l'écriture, la même sensibilité à s'emparer d'un sujet, Éric Vuillard se glisse dans les interstices de l'Histoire, ici celle de la guerre d'Indochine.
    Portraits au vitriol de ces hommes de pouvoir bouffis de suffisance, dont les lourds fessiers sont tant coincés dans les étroits sièges de l'Assemblée Nationale qu'ils les privent de toute raison, de toute lucidité, de toute humanité.
    Récit de ces batailles, de ces défaites, ou plutôt de la protection d'intérêts économiques et personnels qui justifie l'asservissement forcé d'un peuple. Ou "comment nos héroïques batailles se transforment les unes après les autres en sociétés anonymes".
    Bout de l'Histoire, aussi, et avant tout, de ce petit pays qui tint en échec coup sur coup deux des plus puissantes nations mondiales.
    Sans jamais perdre une seule fois le fil de son récit, avec sa maîtrise magistrale des mots, son sens de la formule, de la dérision qui souligne l'abject, Éric Vuillard nous livre un grand texte, nécessaire et souvent jubilatoire, et d'autant plus en ces temps saturés par le culte d'un fantomatique roman national.
    Pour moi, le vrai évènement de ce début d'année littéraire.


  • par (Libraire)
    12 janvier 2022

    BRILLANT COMME TOUJOURS

    L'Indochine, encore une guerre ratée, une guerre pour rien ou plutôt pour le bénéfice de quelques-uns. C'est d'une écriture acérée et sans concession qu'Eric Vuillard nous entraîne dans les arcanes du pouvoir qu'il soit politique ou financier sous la 4ème république, brossant des portraits d'hommes qui nous font froid dans le dos par leur cynisme et leur incompétence, oubliant que leurs actes mènent des hommes à la mort. Le profit plus fort que la vie.


  • 11 janvier 2022

    "D'un ton grave, les administrateurs évoquèrent la regrettable défaite, notre armée, nos soldats morts. Mais ils n'étaient pas là pour se plaindre, ils fallaient bien que les affaires continuent, et puis la banque n'avait-elle pas pris les décisions qu'il fallait, n'avait-elle pas vu juste en se délestant de ses positions indochinoise embarrassantes dès 1947, et en redéployant l'essentiel de ses activités à l'étranger, très loin des combats, ailleurs, dans d'autres colonies?"
    .
    Après la Révolution, la Seconde Guerre Mondiale, ou encore la chute de l'empire Inca, Éric Vuillard s'attaque à la guerre d'Indochine. Un conflit très peu traité, méconnu du grand public mais qui reste un des conflits les plus longs du XXe siècle.
    Un texte court mais d'une intensité folle, qui laisse le lecteur pantois, hagard, dérouté, en colère aussi face à une guerre qui n'avait pas lieu d'être, qui aurait pu être évitée mais qui a duré 8 ans parce que les dirigeants de notre pays, les militaires, les banquiers ne voulaient pas perdre la face et souhaitaient une "sortie honorable". Malheureusement, on ne peut pas vraiment dire que Dien Bien Phu fut une fin honorable, plutôt une débâcle, un cauchemar.....
    Un roman composé de chapitres courts, balayant tous les protagonistes de ce conflit, des députés, aux généraux, en passant par les ministres et les banquiers.
    Le chapitre "Les diplomates" est une véritable leçon de style, d'écriture, d'une intensité et d'une noirceur qui vous laissera K.O.
    Quelques jours après avoir terminé ce roman, j'ai encore du mal à trouver les mots tellement j'ai été happée et estomaquée par les mots d'Eric Vuillard.
    Un très très grand texte!!!
    .
    Conseillé par Marie


  • par (Libraire)
    11 janvier 2022

    Un formidable récit !

    Domination, violence sociale, exploitation, alliance des puissants... Voila ce que nous offre ce formidable récit sur la fin de la guerre coloniale et anti-communiste en Indochine.
    Une réussite par l'auteur de "L'ordre du jour", prix Goncourt en 2017.


  • par (Libraire)
    11 janvier 2022

    L'histoire revisitée

    Eric Vuillard poursuit sa recherche, à l'aide de sa plume légère, de vestiges dans les vestiges de l'Histoire officielle.
    Cette fois-ci, il déconstruit la guerre d'Indochine en nous faisant entrer dans les coulisses, en traçant des portraits saisissants des intervenants militaires ou politiques. Un éclairage unique, inédit et féroce.

    Salutaire et formidable !

    Eric

    Chronique complète :

    On pourrait dire d’Eric Vuillard qu’il soulève le tapis pour découvrir sous l’apparence des choses, une autre réalité. Mais de manière plus noble on peut aussi écrire qu’il agit comme un archéologue, extrayant, à l’aide de sa plume légère, des vestiges enfouis sous d’autres vestiges, pour éclairer différemment des évènements majeurs de l’Histoire. Avec 14 Juillet, on avait découvert des personnages dits « secondaires » de la Prise de la Bastille. L’Ordre du Jour montrait l’envers de « L’Anschluss » et de l’invasion de l’Autriche. Enfin La Guerre des Pauvres dévoilait le rôle d’un prédicateur méconnu du XVI ème siècle agitateur et animateur d’une révolte sociale. Le trait commun à ces dépoussiérages, à ces exhumations, est sans aucun doute une forme sourde de colère, d’indignation contre l’injustice, l’écrasement des faibles par les puissants, ces puissants qui ont réécrit l’histoire à leur manière et en leur faveur.

    Avec Une sortie honorable l’auteur évoque cette fois-ci la guerre d’Indochine, l’une des plus longues des guerres modernes, et la politique française des années cinquante. Il n’écrit pas un nouveau livre d’histoire sur les échecs français jusqu’à la célèbre bataille de Diên Biên Phu mais comme à son habitude nous raconte ce désastre en nous faisant entrer dans les coulisses: celles du Parlement qui sait très rapidement que « la guerre est pour ainsi perdue mais qu’il faut trouver « une sortie honorable » capable d’être acceptée par l’opinion publique et surtout les électeurs.

    Eric Vuillard utilise les portraits saisissants de personnages pour nous faire pénétrer ces arcanes de l’histoire. Et sa plume nous donne envie de rire, de pleurer, de crier devant tant de bêtises, de compromissions. Du général Navarre, qui va installer le camp de Diên Biên Phu, dont l’auteur écrit qu’il ignore tout de lui, mais dont il trace un portrait unique, à Herriot, multiple président du Conseil, saisi dans ses habitudes gastronomiques quotidiennes entre deux discours à l’assemblée, ou encore Maurice Violette « le caïd de l’Eure-et-Loir », député réélu à vie, on découvre les ficelles qui agitent ses marionnettes mus par l’intérêt supérieur de la nation, bien entendu, mais aussi et surtout par la satisfaction d’egos surdimensionnés.

    S’il traite d’Histoire Eric Vuillard est avant tout un romancier car son écriture fait mouche et il transforme les images et les sons publics en vaste comédie humaine. Digne des Caractères de La Bruyère, il démontre comment derrière le récit national des manuels d’Histoire, les évènements sont aussi le fruit d’actions, de personnalités de petits personnages, en proie à leurs désirs premiers, à leur naissance, à leurs fortunes. Marie Ferdinand de La Croix de Castries, le pauvre pour qui, comme pour beaucoup, « un bel héritage est pris pour un destin », le général de Lattre de Tassigny, transpirant devant les caméras d’une chaine américaine sont ainsi simplement ravalés à de simples descendants de « dizaines de milliers de chasseurs cueilleurs ». Les mots de Eric Vuillard renvoient comme un boomerang à leurs auteurs la condescendance qu’ils prêtent aux anonymes. Caustique, cynique, le propos frôle parfois l’antiparlementarisme et il faut un magnifique portrait de Pierre Mendès France, qui ose à la tribune de l’assemblée demander la recherche d’un « accord politique, un accord, avec ceux qui nous combattent », pour que le lecteur, l’électeur pense « que l‘expression « élu du peuple », veuille « parfois dire quelque chose ».

    Nous savons que ces faits, ces personnages ne sont qu’un volet de notre histoire. Les autres sont dans nos manuel scolaires et on sait de quel côté penche le coeur d’Eric Vuillard, qui préfère rendre hommage aux quatre cents hommes de troupe qui défendirent au nom de la Patrie 78 760 actions du domaine houiller de Mao Khê qu’au patriotisme de nos généraux, mais sa liberté d’écrivain nous enchante et sa prose, qui n’utilise pas les mots du militantisme, mais ceux de la littérature n’en est que plus efficace, dérangeante. Et nécessaire.


  • par (Libraire)
    10 janvier 2022

    "Aiguisé comme une lame, pointu comme un couteau"
    De son écriture précise, de son sens des images et de son langage affuté, Eric Vuillard éclaircit la guerre d’Indochine et pique ses protagonistes.
    Érudit, il reconstruit le puzzle Indochinois, épouvantail de deux puissances trop sûres d'elles ...
    Un texte implacable pour une belle manière de penser notre monde ...


  • par (Libraire)
    9 janvier 2022

    De livre en livre, Éric Vuillard nous impressionne de son écriture puissante et magnifique, allant débusquer derrière l’Histoire (cette fois, la guerre d’Indochine) les méandres de la société et de l’être humain. Une merveille !


  • par (Libraire)
    8 janvier 2022

    De 1950 à la défaite de Dien Bien Phu en 1954, Eric Vuillard plonge dans les arcanes du pouvoir et dissèque la chaîne de décisions qui ont conduit à « une sortie honorable » du conflit en Indochine. Un vrai travail d’historien mais aussi de citoyen. Passionnant !
    Valérie


  • par (Libraire)
    31 décembre 2021

    Ce récit historique, dont je me suis délecté, éclaire cette période de la guerre en Indochine en mettant en lumière ces faits anecdotiques, ces moments anodins, exhumés des profondeurs de l'oubli et qui, une fois révélés, vous donne à voir une réalité bien différente de celle des manuels d'Histoire. Eric Vuillard fait une nouvelle fois montre d'une sagacité, mêlée d'ironie mordante, qui ne cesse de me réjouir!